Don't Knock Twice Don't Knock Twice

Genre : horreur

Prix : 20€

Sorti en 2017

Durée de vie : 2 heures suffisent pour défoncer toutes les portes à la hache.

Aussi sympathique qu'il soit, Don't Knock Twice ne vaut clairement pas son prix, que je trouve largement surestimé.
Inspiré à la fois d'un film d'horreur récent et d'une légende slave, le jeu prend place dans une grande maison où il nous sera demandé d'accomplir un rituel. Comme d'habitude, on retrouve les nombreuses notes à lire et quelques objets à collecter.
La partie horreur est franchement légère. Sauf à être très impressionnable, ce n'est pas ce jeu qui vous causera des cauchemars. La majeure partie des effets horrifiques consistent en des portes qui claquent, des bougies qui s'éteignent ou des objets qui tombent. L'ambiance sonore, assez timide, ne rehausse guère l'intensité du titre.

La maison est bizarrement conçue mais on s'y retrouve facilement. Choses rares et précieuses dans un jeu d'horreur, il n'y a pas de lampe de poche à recharger (à la place, c'est une bougie) et notre personnage peut courir. J'apprécie beaucoup ; d'autant plus qu'on tourne beaucoup en rond, parce qu'on y est obligé d'une part, mais aussi parce qu'il peut arriver que l'on cherche où aller pour la suite. Cela dit, comme le jeu ne comporte pas vraiment d'énigmes, on ne reste jamais bloqué très longtemps.

Le niveau graphique est bon, sans grande qualité mais sans grand défaut non plus. La maison est agencée et meublée de façon réaliste, sans faute de goût qui puisse faire entorse à l'immersion.
Comme presque tous les jeux compatibles avec la VR, on trouve quelques bugs, comme des objets qui se dédoublent ou à l'inverse qui disparaissent. Également, le fait de recharger une sauvegarde réinitialise tous les objets à leur position initiale, ce qui peut s'avérer problématique dans le cas des notes à lire, puisqu'on ne peut alors plus faire la différence entre celles qu'on a lues et celles qui restent à découvrir (ces dernières apparaissent en surbrillance). Un détail qui ne chagrinera que les plus complétistes.

Le climax de fin est réussi – mieux vaut avoir lu les notes pour comprendre ce qui se passe et ne pas faire de bêtise.
Qu'on se le tienne pour dit, Don't Knock Twice s'adresse plus aux amateurs du genre horrifique qu'aux vieux briscards rescapés d'Outlast ou Amnesia. Je le situe à mi-chemin entre House of Caravan et Layers of Fear.

pouce

Don't Knock Twice vous plaira si :
– vous voulez un jeu qui vous fasse frissonner, mais sans tomber de votre chaise,
– que pouvez finir en une seule soirée,
– dont l'histoire (vieille légende) et le cadre (grande maison) sont classiques.

Don't Knock Twice

Don't Knock Twice