Homesick Homesick

Genre : casse-tête narratif

Prix : 15€

Sorti en 2015

Durée de vie : au moins 2 heures pour sortir de l'ombre.

Vous vous êtes levé avec le moral au beau fixe et une patate d'enfer ? Vous trouvez cela intolérable et voulez très vite retrouver un état dépressif et atonique ? Rassurez-vous, Homesick va s'occupe de tout.

Les premières secondes annoncent la couleur. La lumière du jour, pourtant éclatante, peine à s'infilter dans une pièce délabrée qui arbore toutes les nuances de gris. Quelques notes de piano, tristes et lancinantes. Une feuille qui vole et que l'on ramasse. Un dessin d'enfant à moitié déchiré.
Ça va toujours ? Bon, si vous insistez... Homesick nous fait déambuler dans les couloirs et les appartements inhabités d'un immeuble en ruine, visiblement abandonné depuis longtemps. La direction artistique est relativement singulière ; toute de gris poussiéreux, tranché ici et là par une lumière d'un blanc aveuglant. Notre personnage refusant de s'approcher de la lumière qui perce à travers les fenêtres, nous sommes contraint de rester dans la pénombre ; à résoudre des énigmes.
À chaque énigme résolue, notre personnage se met à bailler ostensiblement, signe qu'il faut aller dormir. Cela nous permet d'enchaîner sur une séquence cauchemardeuse, où l'on doit fuir une matière noire qui ne demande qu'à nous engloutir. L'intérêt, c'est que les actions effectuées lors de notre éveil ont des répercussions sur le rêve, et inversement. Ce système nous permet de progresser, en débloquant d'autres pièces et de trouver petit à petit les indices permettant de répondre aux questions : qui sommes-nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi ne peut-on pas traverser la lumière ? Pourquoi cet immeuble est-il abandonné ?

Les énigmes ne sont pas des plus amusantes, mais au moins sont-elles inventives et relativement gratifiantes, notamment parce qu'elles permettent de découvrir l'histoire. Comme souvent, il faut savoir observer, ne pas hésiter à fouiller, et être attentif à son environnement ainsi qu'aux objets que l'on ramasse.
Une fois de plus, je déplore que notre personnage marche aussi lentement. Si l'on comprend aisément que cela participe à l'ambiance volontairement déprimante du jeu, un pas un peu plus vif n'aurait pas nuit au plaisir de jeu.

De fait, Homesick remplit son contrat ; c'est un bon jeu d'énigmes avec une histoire intéressante et rarement vue ; mais veillez à ne pas signer trop vite, surtout si vous tenez à garder la banane.

pouce bleu

Homesick vous plaira si :
– vous aimez les concepts sans concessions,
– vous pouvez vous satisfaire d'une direction artistique dépouillée et dépressive,
– vous êtes d'humeur à prendre tout votre temps.

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