Nosferatu : The Wrath of Malachi Nosferatu : The Wrath of Malachi

Genre : FPS horreur

Prix : 2.40€

Sorti en 2003

Durée de vie : environ 4 heures pour nettoyer le château des convives indésirables.

Nosferatu : The Wrath of Malachi

Nosferatu : The Wrath of Malachi

Déjà à sa sortie en 2003, Nosferatu était considéré comme un jeu moyen, tant au niveau du gameplay que des graphismes.

Alors qu'en est-il presque 20 ans plus tard ? Comment ce jeu a-t-il vieilli ?

Tout d'abord le contexte : nous incarnons James Patterson, qui se rend dans un château en Transylvanie au mariage de sa sœur. Pour son malheur, le fiancé et propriétaire des lieux n'est autre que Lord Malachi, un seigneur vampire qui a capturé presque tous les invités du mariage. C'est à vous qu'il incombe de les sauver et de tuer Malachi.

Première minute en main : les graphismes sont certes vieillots (la résolution native est en 4/3 plutôt qu'en 16/9, ce qui fait qu'on se retrouve avec deux bandes noires sur les côtés) mais l'atmosphère funeste est bien là. Le château qui se dresse devant nous est imposant et menaçant. Le jeu est très sombre. Les rares traits de lumière blanche qui parviennent à s'infiltrer à travers les fenêtres (alors qu'il fait nuit) semblent lutter contre les ténèbres qui engloutissent la place (et contre la logique, du coup).
Mais cette première impression (positive, donc) qui concerne la cour centrale du château est rapidement contredite une fois que l'on pénètre à l'intérieur des bâtiment, où les décors sont globalement assez pauvres et surtout très répétitifs (un défaut qui concerne tous les aspects du jeu).

Concernant le gameplay, nous sommes en vue FPS, avec des mouvements à l'ancienne ; vifs, mais rigides. Notre personnage peut courir et sprinter, mais il s'essouffle. Nous trouvons rapidement une épée (et une croix!), mais n'espérez pas donner des coups à tout-va en bondissant autour des ennemis car vous ne pouvez pas frapper et courir en même temps. À l'ancienne on a dit !
Il va donc falloir être rigoureux ; même avec les armes à feu que vous récupérerez ensuite, puisque qu'elles prennent longtemps à recharger et que les munitions sont limitées.

Les ennemis, par ailleurs, peuvent se montrer surprenant. Niveau horreur, la première demi-heure du jeu vous fera sursauter plus d'une fois ; avec des goules qui déboulent des fenêtres ou du plancher, la musique qui s'affole et les points de vie qui descendent très vite si l'on n'y prend pas garde.
Le but du jeu est de secourir toute votre famille, soit près de 20 personnes, en explorant les ailes est et ouest du château, puis le château proprement dit. La petite difficulté qui vient pimenter l'aventure, c'est que votre temps est compté. En effet, les membres de votre famille sont dévolus à être sacrifiés pour permettre à Malachi de recouvrer sa puissance. Concrètement cela signifie que vous avez deux heures réelles – pas une de plus – pour sauver tout le monde. Suite à des déclencheurs mystérieux ou à une heure précise, certains personnages mourront si vous ne les avez pas secourus avant.
La tâche est loin d'être aisée, car lorsque vous trouvez un des personnages à sauver, il faut ensuite l'escorter en lieu sûr, à l'entrée du château. Étonamment, ils arrivent bien à vous suivre, encore qu'ils faille tout même les surveiller puisqu'ils peuvent être ciblés par les monstres ou se laisser distancer si vous allez trop vite.
Passé minuit, si vous n'avez pas sauvé assez de monde (vous avez droit à une petite marge), le GAME OVER tombera comme la foudre.

De fait, il n'est pas interdit que vous deviez faire au moins 2 essais, le premier servant surtout à prendre ses marques. À noter que l'agencement des pièces et l'emplacement des personnages change d'une partie à l'autre. Les sauvegardes étant manuelles (à l'ancienne!), pensez à abuser des nombreux slots de sauvegarde disponibles et à marteler la touche f5 pour les sauvegardes rapides. Attention où vous sauvegardez, toutefois, puisque certains monstres peuvent repoper devant votre nez lorsque vous chargez une partie.

Plusieurs combats de boss agrémenteront l'aventure. On apprécie le fait que le jeu ne "casse" pas ses propres règles et qu'une arme qui permette de se débarrasser facilement des vampires lambdas que vous croiserez fonctionne tout aussi bien sur les boss. La contrepartie, c'est qu'ils peuvent donc se montrer trop faciles à abattre, ce qui est un peu dommage (sauf le dernier, heureusement).

Nosferatu tenait un concept vraiment intéressant, mais le ressenti, c'est qu'une fois passée le plaisir de la découverte ; l'aspect horrique ne fonctionne plus. L'on réalise alors se trouver devant un FPS trop répétitif, et parfois frustrant puisque les monstres réapparaissent régulièrement pour entraver notre route, même aux endroits que l'on pensait avoir nettoyés.
Les salles sont génériques au possible, et presque rien ne change entre les trois sections du jeu. De fait, notre progression est male récompensée, puisque les éléments pouvant rehausser notre intérêt se limitent à quelques items donnés par les membres reconnaissants de la famille. En réaction à cette monotonie, l'on finit par s'impatienter et par vouloir rusher le jeu, non pas parce que l'histoire nous y encourage, mais plus pour ne pas céder à l'ennui.

En conclusion, Nosferatu est toujours un jeu moyen. Pas mauvais ni bon, il aura au moins gagné, avec l'âge, un petit charme retro. Est-ce suffisant ? Vu son petit prix et faute d'avoir mieux sous la main, pourquoi pas...

pouce bleu

Nosferatu : The Wrath of Malachi vous plaira si :
– les graphismes retro, début années 2000, ne vous gênent pas.
– vous affectionnez les FPS à l'ancienne : durs, sans checkpoints, sans regénération automatique des PV,
– vous êtes prêt à vous perdre dans ce grand château.

Nosferatu : The Wrath of Malachi

Nosferatu : The Wrath of Malachi