Redeemer Redeemer

Genre : beat them all

Prix : 15€

Sorti en 2017

Durée de vie : environ 5 heures pour massacrer tous les empêcheurs de méditer en rond.

Redeemer, c’est l’histoire de Vasily, un vieux mercenaire qu’on vient emmerder alors qu’il ne demandait qu'à méditer en paix avec ses copains moines bouddhistes. Alors, énervé que des malpolis soient venus le déranger pour lui rappeler de vieilles histoires du passé, il va casser la figure à tout le monde. Avec style, si possible.

C’est donc un beat them all en vue de dessus : brutal, jouissif, et aussi délicat qu’un morse en rut lâché au milieu des pingouins qui s'offre à nous. Le système de combat emprunte à Batman : Arkham Asylum, avec des ennemis qui scintillent en rouge juste avant qu'ils attaquent, ce qui nous permet de parer et contre-attaquer.

Pour combattre, Vasily dispose des ses poings et de ses pieds, mais il pourra aussi ramasser toutes les armes des ennemis tués, y compris les armes à feu. L’on pourra également se servir de l’environnement pour réaliser quelques finishs sanglants. Si l’on approche de la mort, la vie peut remonter toute seul à auteur de 30% ; à condition de ne pas prendre de dégât durant ce laps de temps. Le seul autre moyen de récupérer de la vie : tuer des méchants.
On s'en sort presque aussi bien au clavier/souris qu'à la manette, ce qui est un bon point. La difficulté est assez bien dosée, les quelques boss demandent surtout de la patience et de la rigueur (porter 2-3 coups, reculer, répéter jusqu’à la victoire).
En revanche, pas de progression à prévoir, de système d’expérience, de capacité à débloquer… On finira le jeu tel qu’on l’a commencé. Ce n’est pas un défaut en soi ; en revanche, cela contribue à rendre l’aventure plus linéaire.

L’aventure, justement, nous propose 16 niveaux, à raison de 10 à 20 minutes chacun (un peu plus si vous voulez finir le jeu en mode "éprouvant"). Pour ce qui est du décor, si le début est dépaysant, avec ses maisons tibétaines ; les deux derniers tiers de l’histoire nous emmènent dans des laboratoires et usines high-tech beaucoup plus banals et génériques. Dommage.
Redeemer n’est d’ailleurs pas sans rappeler Far Cry, premier du nom, tant les points communs sont nombreux. Héros badass à la tenue décalée (chemise à fleurs pour l’un, toge orange de moine pour l’autre), combats sanglants dans un paysage idyllique (île tropicale contre montagne tibétaine), avant de passer au laboratoire avec ses mutants et ses soldats génétiquement augmentés, possibilité d’exécutions discrètes, personnage secondaire suspect qui nous prête main-forte de loin.

En bref, Redeemer est un pot-pourri d’influences diverses – jusqu’à la vidéo du jeu qui se revendique de God of War et Hotline Miami. Pas original pour deux sous, donc, mais efficace. On y passe un bon moment de bonne castagne.

pouce bleu

Redeemer vous plaira si :
– vous aimez les brawler brutaux,
– vous pouvez vous satisfaire d'un jeu efficace mais sans originalité.

Redeemer

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