The Vagrant The Vagrant

Genre : RPG 2d

Prix : 4€

Sorti en 2018

Durée de vie : une petite douzaine d'heures pour mener à bien la quête de Vivian.

The Vagrant

The Vagrant

Avec The Vagrant, je m'attendais à un plaisir coupable, un jeu tape à l'œil et vulgaire dont je puisse me plaindre en disant : "halala, qu'est-ce que c'est mauvais".

Quelle surprise d'y trouver un jeu bien conçu, disposant de réelles qualités.
L'apparence excessive des personnages – femmes plantureuses et hommes ultra musclés – ne constitue en rien un cache-misère d'individus creux puisque certains disposent d'une histoire complexe, d'états d'âme et d'un véritable caractère. Notre héroïne en est la parfaite illustration puisque notre blonde aux gros seins n'est pas que cela, loin s'en faut. Son passé tragique nous est raconté bribes par bribes au coin du feu. Vivan poursuit un véritable but et dispose d'un caractère de femme battante bien plus que de potiche décérébrée.
Les dialogues sont nombreux mais jamais trop longs, et permettent de développer le caractère de Vivan autant que des personnages secondaires. Le jeu se plaît également à tromper les apparences puisque les personnages bons ou mauvais ne sont pas toujours ceux que l'on croit à première vue.

La partie gameplay est également très agréable. Si les premiers combats font craindre une trop grande rigidité et un manque d'action disponibles, cela s'arrange vite en débloquant des compétences grâce aux points de mana acquis en tuant les ennemis. Une barre de rage qui se remplit en combattant permet également d'utiliser des coups spéciaux plus puissants. Les sensations et le rendu des coups sont excellents, les commandes parfaitement intuitives.
À noter qu'il n'y a pas de dégâts de collision avec les ennemis, ce qui est heureux puisque cela aurait rendu les combats imbuvables. Par contre, l'usage de la manette est chaudement recommandé, pour ne pas dire indispensable.

L'arbre de compétences est bien pensé et bien garni. Ici, pas de risque de se tromper et de rater son personnage, puisque toutes les branches sont accessibles et que l'on peut farmer les monstres à l'infini si on le souhaite. Dans les faits, le farming n'est pas nécessaire puisque la difficulté est savamment dosée et que sa croissance est régulière. Certaines compétences nécessitent de trouver un objet particulier pour être déverrouillée, ce qui encourage à bien explorer la carte sans rusher comme un sanglier.

À la manière d'un metroidvania, on progresse horizontalement sur des tableaux en 2d, jolis et colorés. Le jeu utilise également la verticalité, avec le double saut qui permet d'accéder à des plateformes en hauteur. Le bestiaire est varié et compte une bonne dizaine de boss, tous avec des patterns bien spécifiques.
Les sauvegardes ne sont pas automatiques, il faut passer par des feux de camp disséminés sur la carte. Attention à la mort qui peut donc faire perdre de longues minutes de progression si l'on a pas été assez vigilant.

The Vagrant fait partie de ces jeux où le temps passe tout seul. Vous pouvez y aller les yeux fermés.

pouce

The Vagrant vous plaira si :
– vous aimez les jeux d'action en side-scrolling,
– vous recherchez un RPG défouloir qui ne dure pas 100 heures,
– vous adhérez au design jusqu'au-boutiste des personnages.

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